Décryptage d’article #1 : « 8 familles d’ingrédients à fuir »

A force de voir passer des articles racontant pis que pendre de la cosmétique bourré d’erreurs et d’approximations, j’ai décidé d’en décortiquer certains avec vous. Première édition.

Comme vous le savez (ou pas), j’ai travaillé pendant  10 ans dans le journalisme. A ce titre j’essaye d’avoir un regard critique sur la qualité et la validité des articles que je lis et que je partage. Comme vous le savez aussi (ou pas), je travaille maintenant dans l’industrie cosmétique, dans les affaires réglementaires (mon job consiste à m’assurer que la réglementation cosmétique est respectée). Et je vois régulièrement passer des articles qui me hérissent, truffés d’erreurs, d’approximations et dénigrant l’industrie cosmétique. J’ai donc décidé de partager avec vous ces articles, mais en les décryptant / expliquant (hé oui je viens d’une famille de profs, ça doit être héréditaire 😉 ). C’est parti pour notre premier décryptage d’article!

L’article que je vais disséquer avec vous  a été publié sur le site de la RTBF (Belgique) mais a également été repris par le site de la Dépêche du Midi, et aussi sur le site de la Parisienne (et sans doute d’autres). Il concerne donc les familles d’ingrédients cosmétiques soit disant à fuir. Chose importante : c’est article n’est pas signé… J’attire votre attention sur ce point, car il est très suspect qu’un article ne soit pas signé, et dans ce cas cela présage du peu de qualité de l’article… et de son absence de validité scientifique!

1. Introduction

L’introdution de l’article parle d’un rapport de l’ECHA, l’agence européenne des produits chimiques. Ça commence bien : ce rapport ne concerne pas les produits cosmétiques… Car, si les ingrédients cosmétiques sont bien des produits chimiques (oui, même les ingrédients naturels, car chimique n’est pas un gros mot, et la cosmétique, même naturelle / bio ça reste de la chimie! Il faut faire la différence entre chimique et synthétique… mais on y reviendra!), l’ECHA n’est absolument pas en charge des produits cosmétiques finis, uniquement des ingrédients donc. Pour les produits finis c’est la Commission européenne qui légifère, et ce sont les autorités de contrôle des pays membres (chez nous ANSM et DGCCRF) qui contrôlent les produits finis, y compris pour la présence de molécules interdites par le Règlement cosmétique européen 1223/2009.

2. Parfums de synthèse

Ha nous revoilà sur le terrain du « la synthèse c’est le diable ». Effectivement, on trouve souvent sur les listes d’ingrédients le terme « parfum / fragrance » pour désigner la composition parfumée de votre soin ou parfum. Et oui, certaines molécules parfumantes peuvent être sources d’allergie ou de réaction indésirable. Mais celles qui sont connues comme allergènes doivent figurer dans la liste des ingrédients quand elles dépassent un certain seuil : 0.01% dans les produits rincés, 0.001% dans les produits non rincés, cela pour permettre aux personnes qui y sont allergiques de les repérer. Pourquoi n’est-ce pas indiqué sous ces seuils? Parce que ce sont les seuils de déclenchement d’une réaction allergique pour les personnes sensibilisées. Et il faut bien comprendre que les molécules les plus allergisantes sont des molécules naturelles ou identiques naturel (= qu’on trouve dans la nature, mais reproduit par la synthèse pour des raisons de coût et/ou de protection des ressources naturelles). Donc oui, le parfum d’un cosmétique peut être allergisant ou irritant. Mais dans ce cas, si on se sait sensible, on privilégie les cosmétiques sans parfums. Sachez quand même que quand on souhaite formuler un cosmétique pour peaux réactives / sensibles /etc ce sont les molécules parfumantes de synthèse qui sont privilégiées, justement car elles sont mieux connues (dans une huile essentielles par exemple il peut y avoir des centaines de molécules… ) et que les matières premières naturelles parfumantes sont plus risquées niveau tolérance.

Et je répète : produit chimique n’est absolument pas péjoratif, au point de vue de la réglementation une huile de jojoba ou une huile essentielle de lavande EST UN PRODUIT CHIMIQUE!!! Notre corps lui même est un énorme réacteur chimique, la respiration au niveau cellulaire est une réaction chimique! Donc désolée de vous l’apprendre mais vous respirez à longueur de temps un produit chimique qui peut être très dangereux : le dioxygène! 😉

3. Silicones

Les silicones sont effectivement largement utilisés en cosmétique, mais c’est très réducteur de dire qu’ils le sont pour protéger la peau de la déshydratation, car il existe différents types de silicones, avec des utilisations très différentes. Pour faire simple, on distingue les silicones « lourds », qui vont rester en surface de la peau, comme la diméthicone, et les silicones volatils (qui s’évaporent avec la chaleur de la peau) comme le cyclopentasiloxane. Les silicones sont principalement utilisés comme agents de texture : les silicones lourds pour donner une texture lisse et couvrante à une crème, les silicones volatiles pour des crèmes légères sur la peau et des produits de maquillage longue tenue.

Les silicones sont très bien tolérés par la peau. Ils ne sont ni irritants, ni allergisants, et sont non comédogènes (même si certaines peaux ne les aiment pas et peuvent faire des boutons). De plus, contrairement à certaines idées reçues, ils n’étouffent pas la peau car ils ne sont pas occlusifs. Le reproche qu’on peut leur faire c’est plutôt côté environnement, car ils peuvent s’y accumuler, mais l’industrie y travaille (et pas que l’industrie cosmétique, puisque les silicones sont utilisés dans de nombreux domaines, peut être plus impactants pour l’environnement que la cosmétique d’ailleurs!).

Pour les reconnaître c’est un peu plus compliqué que « ça finit en one ou en ane »… bien d’autres molécules possèdent ces terminaisons sans être des silicones, comme ionone, irone, acétone. Globalement les deux grandes familles peuvent se repérer par des terminaisons avec « méthicone » ou « siloxane ». Mais il existe d’autres dérivés. Si vous avez des doutes pour d’autres, n’hésitez pas à chercher l’info sur des sites de confiance comme l’Observatoire des cosmétiques ou le blog Regard sur les cosmétiques. Attention aux applications qui permettent de scanner les listes INCI pour décrypter les ingrédients, j’ai déjà vu plusieurs erreurs. Donc mon conseil : croisez vos sources!

4. Sulfates

Ha les sulfates! Si vous suivez mon blog depuis longtemps, vous vous rappelez peut être que je les évite dans les shampoings et les gels douche. Tout simplement parce que je préfère des bases lavantes plus douces, qui m’évitent un cuir chevelu et une peau des jambes qui gratouillent! Les sulfates utilisés en cosmétiques le sont comme émulsionnant (ou tensio-actifs), c’est-à-dire qu’ils permettent au produit lavant de retirer le gras et les saletés de la peau et des cheveux (si vous voulez un billet sur les tensio-actifs, dites moi!). Plus leur pouvoir émulsionnant (donc lavant) est fort, plus le produit mousse. Ils sont très utilisés en cosmétiques pour plusieurs raisons :

  • le consommateur aime que ça mousse, car si ça ne mousse pas / peu, selon lui ça ne lave pas bien (ce qui est faux);
  • ils sont faciles à utiliser dans diverses formules de produits rincés (car certaines bases lavantes plus douces sont difficiles à utiliser, elles peuvent déstabiliser le produit);
  • ils ne sont pas chers.

Les principaux sulfates utilisés en cosmétiques sont : le sodium lauryl sulfate (SLS), le sodiulm laureth sulfate (SLeS) et l’ammonium laureth sulfate (ALS). Le SLS étant le plus détergent (donc le plus décapant) des trois et l’ALS le plus doux.

L’expression « action chimique et nocive » est ridicule. Oui les sulfates ont une action : ils lavent, vu que c’est leur job! Ce qu’on peut leur reprocher c’est d’être trop efficaces en fait, et d’être trop agressifs pour certaines peaux, car ils éliminent le film hydrolipidique cutané (mais cela rentre dans un autre débat sur l’excès de lavage et ses conséquences sur la peau). Rien de plus, rien de moins. Ils peuvent donc être irritants (mais là encore cela dépend de la qualité de formulation du produit, et de la sensibilité cutanée individuelle), mais ne sont pas des allergènes.

5. Parabènes

Pour les parabènes je vais essayer de rester brève, car le sort de ces conservateurs est juste un énorme gâchis. Seul bon point de l’article, ‘les parabènes » est écrit correctement (paraben = anglais ou nomenclature INCI, mais pas français! Et il y en a plusieurs donc si vous lisez « le paraben » = celui qui écrit cela n’a rien compris au sujet).

Les parabènes sont utilisés en cosmétiques en tant que conservateurs. Les conservateurs sont indispensables pour éviter la prolifération microbienne dans les cosmétiques comportant beaucoup d’eau dans leur formule. Le débat sur leur potentiel pertubateur du système endocrinien dure depuis un certain temps. Leur première mise en accusation médiatique date d’une étude de 2004, publié par le Dr Darbre, qui avait analysé des tumeurs mammaires (cancer du sein) de femmes et y avait trouvé des parabènes, et avait donc conclu que les parabènes favorisaient le cancer du sein via l’utilisation des déodorants. Or, cette étude a été cassée ultérieurement car elle n’était pas valide scientifiquement (ce qui a été reconnu par son auteur, mais le mal était fait). Les parabènes ont été depuis largement étudiés et pour faire court :

  • ils sont globalement très bien tolérés et peu allergisant voire pas du tout (à la différence d’autres comme la fameuse méthylisithiasolinone, ou MIT pour les intimes, qui a été réutilisée en cosmétique à la suite de l’emballement médiatique contre … les parabènes);
  • ils peuvent avoir une action estrogénique, c’est-à-dire qui mime l’action des hormones femelles, en raison de leur structure proche justement de l’estradiol, hormone femelle principale. Mais tous les parabènes ne se valent pas, certains, qui sont d’ailleurs interdits depuis, ont une structure plus proche de l’estradiol (= les parabènes à chaine carbonée longue) que d’autres (= les parabènes à chaînes carbonée courte). Or, il faut savoir que même le parabène le plus « actif » a une activité estrogénique 10 000 à 100 000 fois inférieure à l’estradiol! Donc chez une femme, qui est elle-même un bouillon d’hormones, surtout si elle prend la pilule… Et si vous buvez du lait de soja, même réflexion… Et les deux seuls parabènes encore autorisés (ethylparaben et methylparaben) n’ont pas d’activité estrogénique et de plus ils ne traversent pas la peau.

Comprenez bien que le système endocrinien est, par définition, un système en perpétuel déséquilibre qui s’adapte sans cesse.

Beaucoup de marques ont choisi de formuler sans et d’afficher « sans parabène » sur leurs packs, à des fins marketing, ce qui est vraiment dommage car cela « invite à les fuir » comme le dit l’article. Or, comme précisé ci-dessus, ethyl- et methylparaben sont des conservateurs surs, bien tolérés, efficaces et que l’on connaît bien.

6. Huiles minérales

Je ne suis pas forcément fan des huiles minérales (et cires minérales aussi d’ailleurs, l’article confond les deux) en cosmétiques, mais il faut admettre que si ces huiles sont « étrangères à la peau » (sic ! l’huile essentielle de lavande aussi hein à ce compte là!!), elles sont en fait extrêmement bien tolérées, même par les peaux les plus difficiles. D’ailleurs elles sont souvent utilisées dans les soins pour peaux atopiques, irritées, etc. non seulement pour leur très bonne tolérance, mais aussi pour l’effet barrière qu’elles apportent.

Elles ne sont en outre pas cancérigènes… L’article confond avec des composés, les MOSH (hydrocarbures saturés d’huiles minérales) et les MOAH (hydroacarbures aromatiques d’huiles minérales), qui doivent être évité. Les huiles et cires minérales utilisés en cosmétiques sont de qualité pharmaceutique, et sont exemptes de ces composés (inquiétez vous plus des emballages alimentaires en carton recyclé...).

D’ailleurs si je voulais aller dans la provocation, je vous rappellerais que le pétrole, à la base des huiles et cires minérales, est un produit naturel, issu de la lente dégradation de composés organiques… Mais ça n’est pas mon genre, non? 😉

7. Dérivés de matières plastiques

PEG et PPG ne sont pas des dérivés de matières plastiques… ils peuvent d’ailleurs être d’origine naturelle (avec certes une transformation chimique). Mais présentons-les :

  • PEG : polyéthylène glycol;
  • PPG : polypropylène glycol.

On peut également des noms d’ingrédient comportant PEG, cela veut alors dire que cet ingrédient est un dérivé du PEG. PEG et PPG sont utilisés en cosmétique comme humectant, c’est-à-dire qu’ils permettent d’éviter le dessèchement de la peau, mais aussi des formules. Certains dérivés de PEG peuvent effectivement être irritants, mais il faut pour ça les utiliser en grande quantité.

On leur reproche plutôt une fabrication polluante, pas très environnement friendly, même si des efforts sont faits.

8. Alcools

A la lecture de ce paragraphe, tous les gens travaillant dans la cosmétique se roulent par terre de rire, moi y compris. Parce qu’il y a alcool et alcool… le terme alcool signifiant juste que la molécule possède un groupement alcool dans sa structure chimique.

L’alcool qu’on picole, et qui est connu pour être dégraissant donc décapant / desséchant pour la peau, c’est l’éthanol. En cosmétique il doit être dénaturé, et on le trouve dans la liste des ingrédients sous le nom « alcohol dénat » ou « alcohol ». Les alcools cités dans l’article, (cétylique et stéarique) sont ce qu’on appelle des alcools gras, car ils sont dérivés de matières grasses. Ils font partie des émollients, qui aident à conserver l’hydratation de la peau. On est loin de l’éthanol…

9. Ingrédients contenant des chiffres ou des acronymes

Pour ce dernier paragraphe, finissons en beauté avec je crois les affirmations les plus bêtes que j’ai lu depuis un moment. Éviter les ingrédients avec des chiffres… Si vous vous maquillez ça va être compliqué, vu que les colorants et pigments sont toujours identifiés par … des chiffres (le CI devant les chiffres correspond à color index, c’est la nomenclature officielle des colorants et pigments). Et parmi ces ingrédients chiffrés diaboliques (tiens je me demande s’il y a un colorant CI 666, ça serait drôle!), il y a beaucoup de colorants et de pigments naturels. Donc pas de panique si vous lisez CI xxxx sur vos cosmétiques, ce sont juste des colorants! En Europe, de plus, les colorants et pigments utilisables en cosmétique sont listés dans les annexes du Règlement cosmétique, ainsi que leur usage (certains pigments rouge par exemple ne doivent pas être utilisés pour des produits pour les yeux).

Pour la quaternium-15, c’est ce qu’on appelle un libérateur de formol, c’est vrai. Mais les libérateurs de formol ne sont quasiment plus utilisés, et seulement dans certains types de produits.

L’EDTA est quand à lui ce qu’on appelle un chélatant, c’est-à-dire qu’il piège les minéraux comme le calcium. On l’utilise pour éviter que les minéraux présent dans la formule ne la déstabilise (par exemple dans les produits moussants). Il est très bien toléré et sûr, c’est plus niveau environnement qu’il peut être discutable.

J’attire une nouvelle fois votre attention sur ce genre d’articles non signés, repris par de multiples médias sans aucune relecture par une personne compétente. Il s’avère que celui-ci a été écrit par une plate-forme, RelaxNews, qui fournit du contenu à différents médias. Il est facile de surfer sur l’anxiété des gens concernant la cosmétique : les articles / dossiers diabolisant la cosmétique font partie de ceux qui font le plus vendre! J’en veux également aux médias qui ont relayé cet article sans aucune relecture, et qui à mon sens font honte au métier de journaliste.

Si vous souhaitez que je traite certains sujets sur les ingrédients cosmétiques n’hésitez pas à me le dire 🙂

13 thoughts on “Décryptage d’article #1 : « 8 familles d’ingrédients à fuir »

  1. Voilà un article digne d’être repris par ces médias dénués de véritables professionnels de la cosmétique.
    Très intéressant !
    Merci beaucoup
    J’attends la suite avec intérêt.
    Bonne journée

    [Reply]

    Poupoune Reply:

    Merci Fernanda 🙂 j’ai effectivement prévu d’autres articles du genre, je me rends compte que j’ai vraiment envie de défendre cette belle industrie. Il est plus vendeur pour les médias malheureusement de profiter de cette anxiété autour des cosmétiques…

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  2. Ohlalala mais il est génial ton article! Tu as résumé parfaitement et avec beaucoup plus de précisions, d’informations et de connaissances ce que je pense tout bas et ressent intuitivement depuis pas mal de temps.

    Au final, tout est une question de dosage et de tolérance: certains produits avec de l’ALS pourront être bien moins tolérés par certaines peaux qu’un autre produit faiblement dosé en SLS même si sur le papier le SLS est plus irritant que l’autre… Mais c’est ce que je reproche à toutes les applications d’analyse de compo des cosmétiques: c’est bien pour démocratiser, mais souvent à prendre avec des pincettes car on ne peut pas généraliser des règles quand on n’a pas toutes les cartes en main concernant la formulation d’un produit.

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    Poupoune Reply:

    Oui la formulation d’un produit cosmétique, c’est plus compliqué qu’une recette de cuisine! C’est la chimie et de la physique appliquées, même; avec des ingrédients naturels! Et ces applications continuent à propager la confusion entre risque et danger…

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  3. Amen,gracias and wonderful! C est la premiere fois que je poste un commentaire mais la je pense qu il faut qu on ajoute poupoune a la prochaine liste d aspirants a la canonisation. Ton article est passionnant et ton style le rend hyper didactique. Travaillant un peu/de loin ac la cosmetique, il est assez « usant » d entendre cette phobie idiote sur un nombre d ingredients.perso j en veux aux marques et aux medias. Une prise de conscience et un intérêt sur ce que l on met sur sa peau me paraissent sains et nécessaires mais comme tu le soulignes aujourd’hui cela tourne au lynchage passionné et souvent sans un minimum d éducation scientifique (stabilite, inocuite, intégrité des formules…). Le spectre du cancer, les pseudos dérèglements hormonaux, l environnement ont bon dos pour justifier cette économie de pédagogie qui nous transformera tous en moutons…gracias Poupoune, petite bergere, de nous aider à calmer nos belements…;-)

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    Poupoune Reply:

    Merci Tortilla 🙂 canonisation ça veut dire que je peux avoir un canon de rouge? Je préfèrerais un petit blanc d’Alsace c’est possible?
    Blague à part la situation actuelle est la résultante de beaucoup de choses, certaines dont les marques sont effectivement responsables. Maintenant si on veut en sortir il va falloir… communiquer! Et je ne suis pas sûre que tout le monde soit prêt pour ça, mais il faudra bien. L’industrie cosmétique avance souvent à marche forcée, mais c’est ce qui fait son dynamisme.

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  4. Coucou Poupoune!

    Je ne sais pas si tu recevras ce message.
    J´ai l´impression que tous mes commentaires passent à la trappe.
    Erreur technique?

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    Poupoune Reply:

    Hello chamcham j’ai vérifié dans mes spams pas de commentaire de toi. Tu avais commenté sous quel billet ?

    [Reply]

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